vendredi 6 avril 2012

Entretien : Carolle A. Dessureault à La Nouvelle République : « Les Etats-Unis et d’autres pays font déjà trop d’ingérence »


 
Une année après le déclenchement des « révoltes  arabes », quel bilan peut-on éventuellement dresser ? Quel serait l’implication des Etats-Unis dans ces troubles ? Quels enjeux dictent ces conflits dans le monde arabe et le continent africain ? Quelle place occupent ces « révoltes »dans l’échiquier de la politique du « chaos constructeur » ? Un tas d’autres questions qui taraudent encore les esprits et auxquelles Carolle A. Dessureault apporte un nouvel éclairage dans cet entretien accordé exclusivement à La Nouvelle République.
Pour rappel, avec la publication de cinq ouvrages, et près de deux cent conférences sur le développement de la personne, une médaille d’argent Art Oratoire Toast Masters International, Carolle A. Dessureault, cette écrivaine canadienne, a occupé plusieurs postes, dont celle de Vice-présidente, Communications et Marketing (au Technoparc de Montréal), rédactrice et éditrice du Techno-News, et actuellement, rédactrice au site web LES 7 DU QUÉBEC.

 La NR/ «Révoltes arabes», un an après; quel bilan peut-on dresser?
Après une année, il est évident que l’Histoire a raison sur un point : il n’y a pas de transition facile pour passer d’une dictature à la démocratie.
Au début de 2011, ici au Québec, beaucoup de gens ont été touchés par les révoltes initiées par la Tunisie, bientôt suivies de celles de l’Egypte. Le courage des manifestants, leur détermination, leur appel à la liberté ont soufflé un vent d’espoir pour un possible changement de régime dans leurs pays. La passion et le courage des manifestants – des jeunes hommes et des jeunes femmes, mais aussi un grand nombre de personnes plus mûres et même âgées – ont inspiré aux Occidentaux un sentiment d’appartenance universelle. Les répressions très sévères envers les manifestants, la violence envers les journalistes nationaux et internationaux interdisant la diffusion de l’information, n’ont pas réussi à arrêter les manifestants qui, grâce à la technologie de nouveaux médias, tels Facebook, Twitter, ont pu circuler de l’information, et  organiser des rassemblements. Même si le gouvernement a renforcé sa censure sur Internet, coupé des fils de réseaux, et bien d’autres gestes du même acabit, une marche, un nouveau pas venait de naître le 28 janvier 2011, jour de l’insurrection au Caire, où la foule en colère prit le contrôle de la capitale.
Ce qu’il est important de comprendre, c’est que ces événements ont engendré chez beaucoup d’Occidentaux – pendant un certain temps, peut-être trop court il est vrai – une fraternité envers la cause des révoltes arabes. Une amie française lors d’un passage à Montréal  m’exprimait elle aussi l’espoir que ces événements faisaient naître en elle. Une goutte d’eau dans l’océan, mais une goutte d’eau à sa véritable place. Je crois qu’il est aussi dans la nature des hommes de vibrer à la solidarité humaine.
Puis, d’autres pays firent la chasse à leurs dictateurs. Des soulèvements eurent lieu un peu partout, comme des feux de forêt qui se propagent poussés par le vent de l’espoir. En Lybie au Maroc, au Yemen, en Syrie, en Arabie Saoudite, en Iran, en Irak, au Liban, en Jordanie, etc. Tous ces dictateurs et leurs collaborateurs sont corrompus jusqu’à l’os! Ils mériteraient qu’on les jette dans une rivière infestée d’alligators.
À la fin de l’année des révoltes arabes, trois pays ont renversé le régime en place, soit LA TUNISIE, L’EGYPTE, LA LYBIE. Par contre, au YEMEN, en SYRIE, au LIBAN et en JORDANIE les soulèvements populaires ont été violemment réprimés.  Quelques pays furent touchés par un faible mouvement de contestation, entre autres, l’ALGÉRIE (qui est plutôt restée en marge du printemps arabe), le MAROC, l’ARABIE SAOUDITE, L’IRAN et l’IRAK.
LES CHANGEMENTS INSTAURÉS?
EN ÉGYPTE, le Conseil suprême des forces armées assure l’intérim depuis la démission du président Moubarak. Une élection présidentielle est prévue en juin 2012, précédée d’élections législatives. Présentement, les Frères musulmans sont les favoris suite à leur victoire aux élections parlementaires de l’automne dernier.
De l’avis d’Amr Zoheiri, la victoire des Frères aux élections parlementaires ne va pas faire plonger le pays dans l’obscurantisme du jour au lendemain (EST-CE À DIRE QU’ILS VERSERONT DANS L’OBSCURANTISME, ÉVENTUELLEMENT? Seul le temps le dira). Ils vont d’abord appliquer leurs idées de manière très souple par des alliances. Toujours selon lui, le système le plus favorable pour les Egyptiens est le système parlementaire (en vigueur de 1919 à 1952), avec une démocratie qui fonctionnait grâce à une forte présence de différents partis.
En TUNISIE, les islamistes d’Ennahda ont remporté en octobre dernier 89 des 217 sièges de l’Assemblée constituante tunisienne, suivis du parti de gauche pour 29 élus et de la «Pétition populaire», 26 sièges. C’était une première expérience démocratique en Tunisie et certaines lacunes sont apparues dans le processus en raison de la complexité du bulletin de vote, surtout pour les votants illettrés. Cette Assemblée constituante a la mission de rédiger une nouvelle Constitution pour le pays, et légiférer jusqu’à la tenue d’élections générales.
EN LYBIE, «les prochaines élections en Lybie sont, déclare Mme Clinton, une première étape cruciale vers une pleine démocratie». Ces élections de l’assemblée constituante se dérouleront en juin prochain. Le colonel Kadhafi se cache toujours.
EN IRAN, des milliers de personnes ont participé à des défilés dans tout le pays pour protester contre le déroulement des élections législatives du 2 mars 2012 et l’élection de Mahmoud Ahmadinejad. Ce dernier a été élu à 85 %.  Y a-t-il eu fraude? Les experts ne s’entendent pas là-dessus. Difficile d’être objectif et de vraiment savoir ce qui s’est passé. Le président Ahmadinejad promet de grands changements! Et il a juré d’être le gardien de la religion «officielle», une victoire pour les Mollah.
EN SYRIE, Bachar el-Assad annonçait il y  a quelques semaines la tenue d’élections législatives le 7 mai prochain, faisant fi de la réponse à donner aux «propositions concrètes» formulées par Kofi Annan, l’émissaire de l’ONU.» Depuis le début de la révolte populaire, la communauté internationale fait pression sur le régime de Bachar el-Assad.

On qualifie de factice le référendum tenu à la fin février par Bachar el-Assad. La Maison-Blanche a jugé ridicule récemment l’idée d’organiser un scrutin législatif «au milieu des violences.» La Russie et la Chine font des pas vers la communauté internationale. Moscou a fait entendre qu’elle souhaitait convaincre Damas d’accepter des observateurs internationaux indépendants CHARGÉS DE SURVEILLER L’ARRÊT SIMULTANÉ DES VIOLENCES DES DEUX CÔTÉS. Comme on peut le constater, tout n’est pas réglé …. Et que penser d’un personnage comme Bachar el-Assad qui organise des référendums factices, pour la galerie?
À la fin de ce printemps arabe, tout est loin d’être réglé. Ce qui ne se fera pas en un jour. Comment d’ailleurs parler de rectification d’une situation quand nous-mêmes en Occident n’avons pas réglé nos conflits profonds de pauvreté et d’injustice. Mais il est vrai que nous survivons.
La NR/ Hubert Védrine a annoncé de façon lapidaire : «Le Printemps Arabe est un mouvement courageux, nous en approuvons l’orientation, l’on espère que tout va bien se passer et l’on aimerait bien pouvoir l’y assister. » Comment comprendre cette assistance?
M. Védrine n’envisageait-il pas une intervention de la Russie pour une solution sur le plan syrien?
Qui dit «aide» dit aussi «s’assurer d’une alliance».  Pouvoir assister sans tomber dans le piège d’une nouvelle forme de colonialisme, ni de vol des ressources de pays. Quant à la corruption, pourquoi en parler? On dit qu’elle est partout.
Une assistance bénéfique à long terme serait de tenter de modifier la perception qu’on a des arabes en Occident. Comment, je ne le sais pas. Nous vivons une époque de choc des cultures. L’assistance devrait surtout être dans ce sens.
D’une façon générale, M. Védrine parle de procéder cas-par-cas puisqu’il y a beaucoup de différences dans les révolutions. Ce qui est certain, les révolutions arabes vont toucher peu à peu tous les régimes totalitaires. Le feu ne peut pas revenir en arrière.
La NR/ Quelle lecture pourrait-on faire du rôle et le jeu des États-Unis dans les «révolutions arabes»?
Je crois que les Etats-Unis et d’autres pays font déjà trop d’ingérence. La démocratie ne s’impose pas par la force, je fais référence à l’intervention de Bush en Irak il y a plusieurs années, en dépit de l’opinion publique contraire à sa volonté. Se comportent-ils différemment maintenant?
LA NR/ Comment comprendre les conflits et les enjeux géopolitiques du continent africain et du Moyen-Orient actuellement?
Une situation inextricablement complexe que je ne saurais commenter clairement. Un point seulement : les innombrables minorités religieuses qui s’entrechoquent et s’affaiblissement réciproquement; la diversité énorme des langues; la couleur de la peau. Des facteurs qui ne facilitent pas les conflits présents.
LA NR/ Compte tenu de ce qui se passe actuellement dans le monde arabe, n’assiste-t-on pas au plan de remodelage du Proche et Moyen Orient par une politique «chaos constructeur»?
Ce que je comprends de la politique du «chaos constructeur» me laisse pantoise.
Selon la théorie du «chaos constructeur», issue du philosophe Leo Strauss, sous la dénomination de «néo-conservateur», le vrai pouvoir ne s’exerce pas dans l’immobilisme, mais au contraire par la destruction de toute forme de résistance. C’est en plongeant les masses dans le chaos que les élites peuvent aspirer à la stabilité de leur position.
L’offensive de Tsahal contre le Liban en 2006 était supervisée depuis le département de la Défense des Etats-Unis.
Deux choses me frappent.
La première : ceux qui veulent appliquer le remodelage, politique du «chaos constructeur», ne sont pas ceux qui en souffriront.
La deuxième : est-ce un hasard que ce remodelage ait pour cible des zones riches soit en hydrocarbures (tel qu’au Liban), ou dans des zones riches en réserves de pétrole et de réserves de gaz?
Le Proche et le Moyen Orient devraient se montrer prudents dans cette approche, et à tout le moins, comprendre l’enjeu profond qu’il en résulterait.


LA NR/ Pensez-vous personnellement que le plan israélien «Une stratégie pour Israël dans la décennie 1980», qui vise à balkaniser les pays arabes, puisse réussir, alors que l’on constate quand même une reprise de conscience des masses arabes?
À l’origine, le plan Yinon – prolongement du stratagème britannique au Moyen-Orient – était un plan stratégique israélien qui visait à assurer la supériorité d’Israël dans la région et proposait la reconfiguration de son environnement géopolitique par la balkanisation des États arabes. Personnellement, je considère cette forme de stratégie proche de la perversion. Rappelons le cas de l’Irak qui avait été caractérisé comme la pièce maîtresse de la balkanisation du Moyen-Orient et du monde arabe. Sur cette base, la division de l’Irak s’est faite en un État kurde et deux États arabes. L’un shiite et l’autre sunnite. Puis ce fut la guerre entre l’Irak et l’Iran – prévue par le plan.
La balkanisation est un processus par lequel un grand État éclate en plusieurs pays de taille trop réduite pour être viables économiquement ou pour pouvoir peser sur les affaires du monde. Le monde arabe souffre déjà de sa balkanisation.
C’est la politique de DIVISER POUR RÉGNER.
L’Histoire se répète. Les mêmes causes produisent toujours les mêmes effets. Si on s’y prend de la même manière pour pallier une situation qui a déjà avorté dans le passé, les mêmes effets vont se répéter. C’est une loi de simple bon sens.
Ceci, les experts le savent, mais ne le diront pas. Puis-je ajouter que nous vivons dans un monde de personnalités manipulatrices?
L’union fait la force. L’union génère plus d’avantages que de conflits.
La NR/ D’après vous, quels sont les pays menacés par ce déploiement militaire dans le monde arabe, considéré comme stratégique par Washington?
Tous les pays. La Syrie, le Liban. Ce sont des petits feux allumés un peu partout.
LA NR/ Certains pensent que la ligue arabe a été réduite au rôle de pantin instrumentalisé au profit d’un néo-colonialisme au Moyen-Orient. Qu’en pensez-vous?
C’est fort possible. J’ai peu confiance dans les dirigeants politiques, ce sont des êtres humains, susceptibles de se tromper, même dans des situations aussi cruciales que celles dont nous discutons aujourd’hui.
Vraiment, je ne peux vous répondre.
LA NR/ Koffi Anan est actuellement en train de déployer tous ses efforts pour trouver une solution à la crise syrienne. L’Occident mène un double-jeu, d’une part il feint de chercher des solutions, et d’autre part, il soutient et renforce des mercenaires armés afin de mettre fin au régime d’Assad. D’après vous, y a-t-il une sortie de crise diplomatique à ce conflit? Si oui, sous quelles conditions?
SI M. Koffi Anan n’y parvient pas, franchement, on se demande à quoi servent la diplomatie et la politique.
Un double-jeu est une tactique d’intimidation, de déstabilisation, et d’abus de pouvoir. Ce qui ne signifie pas qu’il faut agir comme eux.
ENTRETIEN REALISE PAR CHERIF ABDEDAIM, La Nouvelle République du 5 avril 2012
cherif.dailybarid.com

mercredi 4 avril 2012

Chronique «Repris de justice» en sursis !



En sursis ? Si jamais, il rate le train pour l’Elysée et conformément aux vrais tours des socialistes, cette fois-ci, le magicien, qui aura donc épuisé tous ses tours, risque les foudres de la justice et la perte de l’immunité présidentielle. C’était là la conclusion de notre précédente chronique.
Décidément, cette campagne présidentielle française est marquée par ce flot d’événements «caméléonesques» où un seul bouffon semble faire du zèle politique. Tantôt magicien aux mauvais tours, tantôt «moraliste» hypocrite, tantôt falsificateur de l’histoire, le bonhomme ne se lasse pas et ne lésine pas sur les moyens pour décrocher l’«Oscar» politique. Mais voilà, comme nous l’avons récemment souligné, les observateurs de la scène politique ne sont pas assez dupes pour se laisser prendre pour des cons. A commencer par cette interpellation de Sarkozy par Me Gilles Devers : «Alors, mon Sarko, je te remercie de répondre à ces deux questions : - Est-ce que, pour ta campagne de 2007, tu as touché 800.000 euros en liquide de Liliane Bettencourt ? - Si ta réponse est oui, comptes-tu rendre cet argent ?» Pour entamer une nouvelle campagne avec une dette aussi faramineuse, il faut être vraiment effronté. «Jamais un président sortant, dès son premier mandat, n’a été cerné par autant d’affaires dont l’argent est le seul ressort, entre financement politique et enrichissement personnel. Inventaire en forme d’alerte civique», a écrit récemment Edwy Plenel, patron de Mediapart, qui explique l’enjeu vital que représente une réélection pour Sarkozy : «Echapper aux juges grâce à l’immunité judiciaire du président de la République», ajoute-t-il. Certains sont allés même à le qualifier de «futur repris de justice». «Aux abois», le bonhomme cherche à sauver sa peau quitte à envisager un false flag, comme l’avait si bien souligné Christophe Barbier, le patron de L’Express : «La seule chance pour Sarkozy de remporter cette élection réside dans un événement exogène à la campagne, un événement international, exceptionnel ou traumatisant ». Seul, donc, «un cataclysme capable de fédérer les Français autour de leur  président peut offrir une chance de réélection à Sarkozy». Serait-il possible qu’avec un tel «CV», Sarkozy puisse être réélu ? Au vu des récents  sondages, François Hollande se place sensiblement en tête. Les quelques jours qui séparent les candidats, suffiront-ils à Sarkozy pour rattraper son rival ? L’«appât» Merah n’a pas été mordu par tous les Français, car l’affaire a pris de nouvelles propensions avec la récente plaine du père de Mohamed Merah. Quelle nouvelle farce va trouver Sarkozy pour entretenir l’opinion avant le jour J ? La récente décision de rayer les Accords d’Evian de l’histoire de France et son aveugle adhésion aux thèses sionistes vont-il augmenter sa côte de popularité ? Je ne le pense pas autant que ces Français qui ne cessent de le ridiculiser sur le net pour sa «prostitution» des valeurs républicaines. Lui, l’homme qui se soucie un peu trop du «code d’éthique», semble impuissant avec  tous ces «tics» qu’il ne cesse d’exhiber sur la scène politique. Alors, que lui reste-t-il ? Un simple quitte ou double ? Une cigarette du condamné pour un «repris de justice» en sursis ? Les prochaines semaines nous le diront.
Chérif Abdedaïm

cherif.dailybarid.com
cherifabdedaim.blogspot.com

Chronique : Le chapeau du magicien



Faux débat autour du Halal,  « musulmans d’apparence »,  volonté de rayer les accords d’Evian de l’histoire de la France, affaire Merrah et récemment la chasse aux sorcières « islamistes ». Vous ne trouvez pas que c’est trop pour cet « illuminé » des coups fourrés qui, pour reprendre une expression d’un confrère, est aux abois ?

A ce propos, après l’arrestation de près de 17 islamistes vendredi dernier, Sarkozy à assuré que cette opération faisait partie d’une action de « long terme ». Alors là, il a dribblé toute la défense politique française et surtout ces concurrents de tous bords. Ou le bonhomme est « visionnaire », ou il compte jouer la carte d’une éventuelle fraude pour décrocher le jack pot pour les cinq prochaines années. Et oui, la logique veut qu’il  achève, d’abord, ce nouveau plan, ce qui prendrait sans exagérations des années à l’image des « projets » américains en Irak et en Afghanistan. Ainsi, à trois semaines du jour « J », la Sarkomagie a encore frappé. Le magicien semble avoir plus d’un tour dans son sac. Ce qui n’est pas le cas de ces rivaux aux présidentielles qui n’ont pas hésité à le fustiger pour sa non loyauté. Le FN, par le biais de son SG, a qualifié cette action « d’opération électoraliste ».  Même son de cloche chez Mélenchon. Jean-Pierre Chevènement  qui  n’a  pas également apprécié cette nouvelle « blague » sarkozienne  parle d’instrumentalisation.

Apparemment,  le chapeau sarkosien semble contenir plusieurs tours de magie. C’est ce qui ressort des annonces répétées par les portes paroles de Sarkozy et relayées par ses services de presse. La dernière, dit-on, est que Sarkozy veut pimenter l'annonce prochaine de son programme en avançant une proposition « décoiffante ». Ainsi, cette dernière mesure de choc avec l’affaire Merrah et la chasse aux islamistes feraient-elles  partie de ces propositions « décoiffantes » ?

Justement, parmi les  « spectateurs » qui assistent à ce show sarkozien,  il y  a ceux qui ont vite deviné l’astuce sarkomagique. Même dans l’affaire Merrah, ils ont compris le jeu : « La seule chance pour Sarkozy de remporter cette élection réside dans un événement exogène à la campagne, un événement international, exceptionnel ou traumatisant », avait déjà annoncé Christophe Barbier, le patron de l’Express. « Seul un cataclysme capable de fédérer les Français autour de son président peut offrir une chance de réélection à Sarkozy » a-t-il ajouté lors de l’émission « C dans l’air ».
« Un false flag, un attentat sous fausse bannière destiné à renverser l'opinion en pleine élection présidentielle, est-il possible dans notre pays ? », s’interroge un français. Un doute  qui ne  fait que s’accentuer au vue des pires turpitudes auxquelles s’est livré Sarkozy lors de sa mandature. « Pas de coïncidences en période électorale », ajoute-t-on.

Un président en agonie ? En sursis ? Si jamais, il rate le train pour l’Elysée, et conformément aux vrais tours des socialistes,, cette fois-ci, le magicien qui aura donc épuisé tous ses tours, risquent les foudres de la justice et la perte de l’immunité présidentielle.

Chérif Abdedaïm
cherif.dailybarid.com
abdedaim.wordpress.com

Chronique : Ronde autistico-politique



C’est ce qu’indique le panneau  politique actuel en France à la fin de la mandature Sarkozy. Partisan invétéré de la cause sioniste, l’homme ne s’embarrasse d’aucun scrupule pour exhiber ses fantaisies. Une extravagante extraversion  où les transes autistiques priment sur le débat politique. Un nouveau pion sioniste à l’image des « amis » d’Israël qui l’ont précédé  dans ce registre. « La France » est une expression géographique, disait Isaac Blümchen  dans son livre. « A nous la France » (édité en 1913, Cracovie, Editions Isidor-Nathan Goldlust). « Le nom de France désigne le territoire compris entre la Manche et les Vosges, entre le golfe de Gascogne et les Alpes. Les hommes qui sont maîtres de cette région s'appellent les Français. Maintenant, c'est nous, Juifs, qui régnons et commandons en France, où les indigènes nous obéissent, nous servent, nous enrichissent. Donc, c'est nous les Français. Un peuple remplace un autre peuple ; une race remplace une race. Avec de nouveaux Français, la France continue. » Quoi de plus explicite que cette révélation qui ferait sans doute enrager de colère les « lépennistes »? Mais Blümchen enfonce encore le clou sans scrupule en annonçant déjà en 1913 que les dés sont jetés. « Nous sommes une grande nation de douze millions d'hommes : l'une des plus riches, et, malgré notre dispersion, la plus homogène, la plus solidaire, la plus fortement organisée de la terre. Plus de cinq millions des nôtres campent en Russie, dont deux millions en Pologne russe ; plus de deux millions en Autriche-Hongrie, sept cent mille en Allemagne, trois cent mille en Turquie, trois cent mille en Roumanie, deux cent cinquante mille en Angleterre. Il n'y a que soixante mille Hébreux à Jérusalem ; il y en a cent cinquante mille à Londres, et douze cent mille à New-York. Mais notre pays d'élection est la France, parce que le climat y est sain, la terre y est riche, l'or y abonde, et les indigènes s'offrent d'eux-mêmes à tous les conquérants. Privés de patrie, nous devons nous installer dans la patrie des autres. En cherchant la ligne de moindre résistance, c'est dans l'organisme français que nous avons pénétré le plus aisément et que nous nous sommes implantés le plus fortement. Avant l'affaire Dreyfus, nous comptions en France cent mille des nôtres ; depuis le commencement du XXe siècle, par les soins du Consistoire et de l'Alliance, avec le concours des ministères successifs que nous avons tenus en laisse et des hommes à nous que nous avons postés dans l'administration, nos frères ont été appelés, amenés, casés, pourvus du nécessaire et du superflu en cette terre de Chanaan, par vingt et trente mille chaque année. Le président Loubet et le président Fallières vivront dans la mémoire d'Israël. »  Cela dit, c’est dans cette optique qu’il faudrait comprendre le jeu sarkozyen en dépit  de toute la transe politique du bonhomme à l’approche des futures élections présidentielles.
Alors, sur quel étalon faudrait-il miser ? Après une première tentative qui a provoque un débat stérile sur le Hallal, une seconde étape a vu le jour avec l’affaire Merrah qui a ouvert le champ des extravagante supputations. Mais voilà, dans ce brouhahaha médiatique, une importante décision sarkosienne risque de passer sous silence.  Sarko veut réviser, voire même falsifier  l’histoire de la guerre d’Algérie. Le bonhomme veut rayer les  accords d’Evian de l’histoire de France. Ainsi, à l’occasion du 50ème anniversaire des Accords d’Evian, il a misé sur la carte des harkis en vue des futures élections, et ce, en décidant de ne pas commémorer ces Accords.
Comme nous l’avons mentionné au début de notre chronique, ces hauts responsables tenus « en laisse », selon Blümchen, exception faite du Général De Gaulle, ont tous soutenus la colonisation de la Palestine. Quant au Général De Gaulle qui a été le seul président français qui n’a pas plié devant les sionistes, il a été récemment accusé de crime contre l’humanité commis contre les Harkis et les pieds Noirs (dans un article de Bernard Coll de l’association « Jeune Pied Noir » publié le 19/03/2012 intitulé « 50 ans après les Accords d’Evian : un silence d’état pour masquer un crime d’état.»
Ainsi, à l’occasion de ce 50e anniversaire des Accords d’Evian, l’Association Jeune Pied Noir avait organisé le 17 mars à Paris un colloque de synthèse intitulé : « Les Accords d'Evian: crime d'Etat et/ou crime contre l'Humanité ? ».
Question pour question, quel est l’objectif de cette association qui cherche à faire passer les colons français dont certains étaient affiliés au groupe terroriste de l’OAS, pour des victimes ?
Si certains auteurs révisionnistes, aussi  juifs fussent-ils, à l’image de Robert Faurisson, et tant d’autres, ont été condamnés par la loi Gayssot, pourquoi Sarkoszy se prête-t-il à ce jeu mené par la LICRA, officine juive sioniste d’«apparence humanitaire », faisant partie du CRIF? N’est-ce pas là une démarche révisionniste consistant à dénier les droits de tous ces algériens victimes du colonialisme et des attentats meurtriers de l’OAS, appuyée par des groupes terroristes sionistes de l’Irgoun ?
En appliquant la formule Gayssot, Sarkozy devrait-être également condamné pour cette attitude révisionniste. Le bonhomme ne cesse de se prendre à son propre piège comme l’avait récemment écrit dans un article Me Gilles Devers : « Oh purée, ça serait trop rigolo. Sarko le premier à aller en taule grâce à sa loi… parce qu’il est accro au site de la liberticide UMP ! »
Pourquoi vouloir traiter De Gaulle de criminel de guerre pour crimes commis contre les harkis et les pieds Noirs ? N’oublions pas que parmi ces Pieds Noirs, il y avait beaucoup de juifs et que  De Gaulle a  mis fin au transfert de savoir nucléaire français qui a permis à Israël de fabriquer ses armes nucléaires, et, surtout, il a osé critiquer publiquement Israël : «peuple arrogant et dominateur », après la guerre de 1967.
Sarkozy le « démocrate » et le chantre des « droits de l’homme » oserait-il en faire de même ne serait-ce que par honnêteté ? Je rêve ! Aucun examen de conscience sur les crimes commis à l’encontre du peuple algérien. Au contraire, ce colonialisme avait «  ses bienfaits » selon ces « tenus en laisse » (dixit Blümchen), qui ont osé voter cette loi.
Dans la République Sarkozy, toutes les folies sont permises du moment qu’on soutient la barbarie et  qu’on n’hésite pas à « faire les poches des riches » dit-on.
 Avec Sarko-casse, cocasse, ça passe ou  ça casse, du moment qu’il est soutenu « en laisse » par le CRIF et consorts. « Jamais, sous la Vème République, un Président n’aura connu d’emblée une telle érosion de sa cote de popularité, qui reste à un niveau très faible à l’issue de son mandat. En cause, essentiellement son style, ses mauvaises manières, sa morgue, son cynisme » écrivait récemment René Hamm qui, dans un article intitulé « Commentaires autour de « Sarkozy, bilan de la casse », Fondation Copernic », reprend quelques passages d’un opuscule  écrit par près de 64 auteurs listant l’ampleur des « dégâts sous forme d’un abécédaire de cent vingt-huit entrées (...) Quelques chiffres illustrent la distorsion entre les pieux discours sur la nécessité de la rigueur pour les classes populaire et moyenne et les cadeaux consentis par le chef de l’État à sa clientèle. »
« Un président aux abois » titre également Alexandre Artamonov  dans un article où il souligne que  « L’esclandre a de nouveau éclaté dans l’Hexagone » avec notamment une enquête menée par Fabrice Lhomme et Gérard Davet, deux journalistes du quotidien Le Monde. Pour rappel ces derniers ont déjà publié un ouvrage en septembre dernier sous le titre : « Sarko m’a tué, témoins à charge… »
Enfin pour conclure, nous reprenons quelques traits de caractère cités par Fabrice Lhomme dans une interview accordée à la Voix de la Russie : « Nous, notre analyse avec Gérard Davet qui a écrit le livre avec moi sur le caractère de Nicolas Sarkozy, c’est d’abord quelqu’un qui est extrêmement rancunier (...) Il a tendance à vouloir se venger ce qui, à mon avis, est un problème quand on est le chef de l’Etat. Par ailleurs, c’est quelqu’un aussi qui a du mal à supporter non pas la critique mais simplement le fait qu’on puisse à un moment ou un autre se mettre en travers de sa route même involontairement. Et nous ce qu’on a expliqué dans notre livre, c’est qu'il essaie de détruire les gens qui à un moment ou à un autre l’ont gêné. Et là encore je pense que quand on est le chef de l’Etat, on doit prendre de la hauteur et être plus tolérant ! Je pense qu’effectivement beaucoup dans son caractère et de ce qu’il fait, explique, sans doute pourquoi beaucoup de Français se détachent de lui parce qu’ils ont le sentiment qu’il n’a pas été à la hauteur qu’exige la Présidence de la République. »
Voilà une déclaration on ne peut plus clair sur un président qui au lieu de jouer le rôle d’un chef d’Etat responsable, n’a fait que répéter ses rondes autistiques. Même la carte des Harkis et celle du CRIF, avec notamment  sa dernière tentative de falsification de l’histoire, ne lui seraient d’aucun secours. Les dès semblent jetés, et  il n’a qu’à chercher déjà un nouveau métier ou une petite retraite… au Qatar. Pourquoi pas ?
Chérif Abdedaïm
cherif.dailybarid.com
abdedaim.wordpress.com